
Market Weekly - Les marchés actions résistent
Un début d’année mouvementé, mais un marché action relativement résilient
2026 n’aura pas manqué de surprises. Venezuela, Groenland, effondrement des obligations d’État japonaises, flambée puis rechute de l’or et de l’argent, annulation de droits de douane, chutes brutales des valeurs technologiques liées à l’IA, tensions sur le crédit privé, avancées spectaculaires de l’IA générative, et désormais, un conflit géopolitique ouvert au Moyen-Orient impliquant notamment l’Iran, Israël et les États-Unis. La liste est longue. Et pourtant, les marchés actions résistent.
Ce qui frappe, c’est précisément ce décalage entre l’intensité des chocs et la tenue relative des indices financiers. Historiquement, les épisodes de forte incertitude géopolitique ou macroéconomique provoquent des réactions épidermiques sur les marchés - ventes massives, volatilité extrême, fuite vers les actifs refuges.
Les fondamentaux de long terme pas remis en cause
Cette fois, si la volatilité a bien été au rendez-vous, elle ne s’est pas traduite par un effondrement durable des cours. Les investisseurs ont vendu, puis sont revenus. En effet, malgré le regain de tensions au Moyen-Orient, qui a mécaniquement renforcé le dollar et soutenu les prix de l’énergie, les investisseurs n’ont pas remis en cause les fondamentaux de long terme.

Ce qui frappe, c’est précisément ce décalage entre l’intensité des chocs et la tenue relative des indices financiers.
Le graphique ci-dessous illustre bien cette dynamique. Les marchés émergents et un indicateur de la bourse japonaise, le Topix, signent les meilleures performances depuis le début de l’année. En Europe, le FTSE 100 et le Stoxx Europe 600 progressent également, portés par des valorisations raisonnables. Seuls le S&P 500 et le Nasdaq marquent le pas, pénalisés par les interrogations sur les valorisations du secteur technologique américain. Mais même là, il s’agit davantage d’une pause que d’un retournement.
En somme, ce début d’année envoie un message clair : dans un environnement agité, les marchés actions ont montré une capacité de résistance qui mérite d’être soulignée.

Par Fabrice Bonvin